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Cézanne

 

CEZANNE 1839-1906

 

    Si jamais un homme a vécu uniquement pour peindre, c'est Paul Cézanne. Il naît  Aix en Provence le 10 janvier 1839, dans une famille de bourgeois aisés et traditionalistes. Son père Louis Auguste, chapelier puis banquier verra avec inquiétude le jeune Paul choisir la vie d'artiste. Mais il luis assurera les moyens financiers de travailler librement.

 

    En 1852, Paul entre au collège Bourbon d'Aix où il fait de bonnes études classiques qu'il poursuit à l'université en lettres et en droit. Mais la passion de peindre, ainsi que le désir de "monter à Paris" où l'attend avec impatience son ami, Emile Zola.

 

    Un premier séjour se solde par un échec : on lui refuse l'admission à l'Ecole des Beaux-Arts. Il retourne à Aix et accepte de travailler, pour un temps, dans la banque paternelle. A la fin de 1862, il est de nouveau à Paris. Zola l'introduit dans le milieu des impressionnistes. Il fréquente l’académie suisse et le café Guerbois et, surtout, il passe de longues journées au Louvre où il étudie les anciens maîtres.

 

    Le peintre Cézanne peut se qualifier encore de romantique. La violence dramatique des sujets est rendue par des couleurs sombres. La solitude restera toujours le lot de Cézanne .Toujours il se heurtera à l'incompréhension du public, des marchands, ainsi que de celle de ses amis qui doutent de son génie. Pour se remettre de ses déceptions, il ne cesse d'alterner séjours à Paris et retraites à Aix.

 

    En 1863, au salon des refusés, il admire Manet, mais est surtout attiré par les oeuvres de Courbet et de Delacroix dont il réalise de nombreuses copies.

 

     En 1866, il est refusé par le jury du salon et il écrit une violente lettre de protestation au directeur des Beaux-Arts. Mais le salon lui restera fermé jusqu'en 1882.

 

    Les évènements de la guerre franco prussienne et la commune voient Cézanne loin de Paris, réfugié dans un village près de Marseille. Avec lui se trouve Hortense Fiquet, jeune modèle qu'il a connue à Paris, et dont il aura un fils en 1872, appelé comme lui, Paul.

 

    Un long séjour auprès de Pissaro, ainsi que de longues séances de travail en plein air apportent de profonds changements à sa peinture : couleurs plus claires, plus de lumière.

 

    Jusqu'en 1879, Cézanne restera toutefois fidèle au langage impressionniste. En 1877, il se laissera convaincre d'exposer un ensemble de seize oeuvres : Paysages peints au cours de ses fréquents séjours à l'Estaque et à Pontoise. Cette fois encore ses oeuvres ne sont pas comprises.

 

    A la différence de ses amis impressionnistes, il conserve intacte la notion des volumes. Après 1879, Cézanne s'éloigne progressivement du langage impressionniste et tout en gardant des contacts avec ses amis, il refusera d'exposer avec eux.  

 

     Au cours de ces années , il se déplacera de Paris à Medan , où il est reçu chez son ami Zola , à Pontoise en compagnie de Pissaro et du jeune Paul Gauguin , à Gardanne et à l'Estaque, avec Monet et Renoir , entrecoupant ses voyages de longs séjours dans la propriété paternelle. Il devient évident qu'une peinture qui ne serait qu'un simple rendu optique ne l'intéresse plus, il lui substitue une peinture de sensations. En 1882, le peintre est finalement admis au Salon, ami comme élève de Guillemet. Il se brouille avec son ami Zola, après la sortie du livre "l'oeuvre", roman dont le héros est un peintre raté. Ils ne se reverront jamais.

 

    Le 28 avril 1882, il épouse Hortense Fiquet.

 

    Après 1888, en opposition avec le caractère tourmenté des oeuvres précédentes, l'art de Cézanne atteint une sérénité parfaite. Sa vie, aussi, est devenue maintenant plus tranquille. Ses séjours hors de Provence se font de plus en plus rares. Il expose à Bruxelles en 1887, en 1889, et en 1890.  Après 1890, l'artiste s'enferme de plus en plus dans son isolement sauvage d'aix. Son interlocuteur préféré devient la montagne Sainte-Victoire, motif par excellence, auquel il consacrera une soixantaine d'œuvres. Peu à peu se confirme la reconnaissance officielle de son génie. Emile Bernard va en pèlerinage à Aix et peint auprès du vieux maître qui, maintenant, privilégie de plus en plus le travail en atelier.

 

    Au mois d'octobre 1906, un jour où, bien que déjà malade, il travaille sur le motif, il est surpris par un très violent orage et rentre en fâcheux état. Il s'alite et meurt quelques jours plus tard, le 22 octobre.

 

 

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