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VILLEGLE Jacques
1926

VILLEGLE Jacques

biographie

- Lithographies

 

Biographie

Après des études aux Beaux-Arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains, Jacques Villeglé part à Nantes en 1947 étudier l’architecture. D’abord collecteur d’objets sur les plages (il réalise des sculptures à partir des débris du mur de l’Atlantique), l’artiste devient dès 1949 collecteur d’affiches lacérées. Il se dénomme alors « affichiste » et proclame la « guérilla des signes », les affiches étant les « reflets de la culture dominante ».

Sa première exposition personnelle a lieu en 1959, et en 1960, il est l’un des membres fondateurs du Nouveau Réalisme. Aux côtés de son ami Raymond Hains, avec lequel il réalise le film Pénélope, Villeglé s’approprie les déchirures abstraites et lyriques de la ville, instille dans ses œuvres une dose de contestation politique, détourne la publicité et la presse. En parallèle aux expérimentations lettristes de Hains, Villeglé travaille à un alphabet « socio-politique », et n'obtient une reconnaissance publique qu'à la fin des années 1970.

Il vit et travaille à Paris et à Saint-Malo.

Quelques œuvres majeures :

Chaussée des Corsaires, Saint-Malo (1947, Paris, musée national d’Art moderne)
ABC (1959, Paris, musée national d’Art moderne)
Carrefour Sèvres-Montparnasse (1961, Paris, musée national d’Art moderne)
122, rue du Temple (1965, coll. Ahlers pro Arte)
Rue de Belleville (1991)
Un mythe dans la ville (film, 1974-2002, Paris, musée national d’Art moderne)


Éléments de biographie de Jacques Mahé de la Villeglé

Né à Quimper, France, le 29 mars 1926.

 À Vannes où il réside depuis 1934, il découvre en juin 1943, l’Anthologie de la peinture de 1906 à nos jours (1927, éd. Montaigne, Paris) de Maurice Raynal. Jusqu’à la fin de la guerre, ce volume sera sa principale information sur la peinture contemporaine.

Septembre 1944
 Il s’inscrit à la section peinture de l’École des Beaux-Arts de Rennes

Janvier 1945
 Il y fait la connaissance de Raymond Hains qui vient de s’inscrire à la section sculpture... pour la quitter à Pâques, tandis que lui-même passeà l’atelier d’admission de l’École Nationale et Supérieure d’Architecture.

1947
 Avril : il est admis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (section achitecture), à Nantes. Durant les vacances, il commence à Saint Malo la collecte d’objets trouvés : échantillons de catallogues, fils de fer barbelés déchets du mur de l’atlantique ; il découvre que sans la moindre intervention d’un artiste, ces objets constituent des peintures, des sculptures, dessins dans l’espace. Aujourd’hui, on considère le Fil de fer comme étant la première œuvre de Villeglé.
 Décembre : pour savoir qui est qui, qui fait quoi, qui expose qui, visite systématique avec Raymond Hains, de l’ensemble des galeries parisiennes. En fin de parcours, ils font la connaissance de Colette Allendy, qui dirige une galerie à Auteuil où elle présentait un ensemble de dessins de Arp, Kandinsky, Magnelli et Miró.

1949
 Février : arrache avec Hains la première affiche lacérée commune : Ach Alma Manetro.
 Décembre : quitte définitivement Nantes et ses études d’architecture pour s’installer à Paris. Il décide intentionnellement de limiter sa démarche appropriative aux seules affiches lacérées.

1950/54
 Participe à la mise au point des lettres éclatées que Hains photographiait depuis 1947 au travers d’une trame de verres cannelés, et à divers film dont Pénélope. Pénélope, ce sont de petits cartons de papiers de couleurs différents, assemblés dans un certain ordre, et qui passent devant les verres cannelés, qui constituent l’objectif de la caméra. À ce moment, il fallait créer des appareils, appelés par Raymond Hains "Hypnagogoscopes" qui passent devant la caméra avec des mouvements contraires : c’est ce qui créait les images.

1er mai 1952
 Hépérile, poème phonétique de Camille Bryen, est choisi pour officialiser l’éclatement de l’écriture. Hépérile éclaté sortira le 19 juin 1953 à l’occasion d’une exposition personnelle de Bryen à la Galerie Colette Allendy.

Février 1954
 Hains et Villeglé font la connaissance de François Dufrêne (1930-1982), dont ils suivaient depuis huit ans les récitals lettristes. Celui-ci mes présente à Yves Klein (1928-1962), de retour du Japon.

Avril/mai 1957
 Première rétrospective des affiches lacérées chez Colette Allendy, qui avait échappé aux dogmatismes des abstraits et Yves Klein ayant raccourci de huit jours sa propre exposition. Au cours du vernissage, première rencontre avec Gérard Deschamps (19 ans), familier du lieu pour y avoir déjà exposé.

1959
 Juin : suite à l’invitation de François Dufrêne qui vient de vendre ses pemières affiches lacérées, et Lacéré anonyme ayant pris corps en Villeglé, il présente ses œuvres dans l’atelier du père de Dufrêne. Le lacéré anonyme est né de la croyance en une création collective, il représente l’ensemble des lacérateurs inconnus, la remise en question de l’artiste interprète de l’âme populaire intermédiaire de l’inconscient collectif.
 Octobre : des affiches lacérées, un monochrome bleu, une machine à peindre, disséminés à l’intérieur et à l’extérieur du Musée Municipal d’Art Moderne de la Ville de Paris, créent les trois lieux événementiels de la première Biennale des Jeunes.

1960
 Avril : Pierre Restany, jeune critique de 29 ans rédige le premier manifeste du Nouveau Réalisme et organise une exposition à la galerie Apollinaire, Baptême de l’appropriation, qui sanctionne l’état de fait qu’il avait rerssenti lors de la biennale avec Klein, Tinguely, Hains, Dufrêne et Villeglé. Au groupe initial, il ajoute son ami Arman.
 27 octobre : au domicile d’Yves Klein aura lieu la signature de la déclaration constitutive du groupe des Nouveaux Réalistes élargi.
 Décembre : Mimmo Rotella, de passage à Paris, rend visite à chacun des "ravisseurs", qui exposaient alors pour la première fois côte à côte avec l’ensemble des Nouveaux Réalistes dans le cadre du festival d’Avant-garde de Paris au pavillon américain de la porte de Versailles.

1961/62/63
 Malgré leur détermination et leur prise de position commune en faveur d’une primauté du ravir sur le faire, ceux qui furent différenciés des autres nouveaux réalistes par l’appellation Affichistes furent invités paradoxalement aux expositions Arts d’Assemblage, à New York, Dallas et San Francisco, puis à 50 ans de collage à Saint Étienne et Paris.

1963/64
 Expositions personnelles : Galerie J. (Paris) et Ad Libitum (Anvers). Le Pr. Paul Wember, conservateur, directeur du Kayser Wilhem Museum (Krefeld), acquiert près de la galerie anversoise une affiche ; il fut également à l’origine du premier achat européen institutionnel pour Dufrêne et Hains.
 Expositions des quatre ravisseurs, préfacées par Pierre Restany, L’affiche lacérée, élément de base de la réalité urbaine, chez Arturo Schwartz à Milan et la Gres Gallery à Chicago.

1969
 28 février : Nixon rend visite à De Gaulle. Sur les murs d’un couloir de metro, les trois flèches de l’ancien parti socialiste, la croix de Lorraine, la croix gammée, la croix celtique inscrite dans le cercle du mouvement Jeune Nation, puis à nouveau les trois flèches pavloviennes de S. Tchakhotine indiquent graphiquement sans autre commentaire le nom du président américain : Villeglé découvre et crée les signes socio-politiques.
 6/7 mai : le premier graphisme socio-politique est exposé au Théâtre du Vieux Colombier lors de la manifestation Liberté de Parole.

1971-72
 Première exposition muséale consacrée aux seules affiches lacérées, à la Staatgalerie de Stuttgart.
 Rétrospective de son œuvre au Moderna Museet (Stockholm) et au Museum Haus Lange (Krefeld)et deux expositions personnelles à Cologne chez Michael Werner et à la Galerie Der Spiegel.

1976/1981
 participe aux expositions Beauté volées au Musée d’Art et d’Industrie de Saint Étienne, Paris-New York au Centre georges Pompidou, Dufrêne et Villeglé, affiches lacérées, Noroît-Arras, Bryen éclaté, au Musé de Nantes, Paris/Paris 1937/1957, Centre Georges Pompidou, West Kunst 1939/1970, Cologne.

1985
 Réentoile deux affiches présentées lors de la deuxième Biennale des Jeunes de Paris (1961), qui étaient restées roulées pendant 24 ans, pour être mmontrées en octobre, l’une d’elles sera acquise en 1987 par Claude Fournet pour le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice ; la seconde, Carrefour sèvres-Montparnasse (319 x 810 cm) sera exposée à Paris, Mannheim et Winterthur, rétrospectives Les Nouveaux Réalistes, puis au Magasin à Grenoble (1988), à la Kunstmarkt de Cologne (1989), au MoMA New York High and Low (1990), au Ludwig Museum, Cologne, à l’exposition Pop art, et au Centro de Arte Reina Sofia, Madrid (1992), au Centre Georges Pompidou, Les Années pop (2001).

1991
 Grâce à l’initiative du personnel culturel de la région Nord-Pas-de-Calais et à la ténacité créative de l’imprimeur d’estampes alain Buyse, premières expositions décentralisatrices à Lille et Douai.

1997
 Création au Martéret, en Lot-et-Garonne, de "l’Atelier d’Aquitaine". Début d’une nouvelle série thématique consacrée à la musique amplifiée, la Techno. Première exposition au Carré d’Art de Bayonne (1997/98).

2001
 L’Atelier d’Aquitaine est invité par le FRAC Corse pour l’exposition Décentralisation 3, à Corte

2003
 L’Atelier d’Aquitaine est invité par la Ville de Buenos aires au Centro Cultural Recoleta, en février.

2004
 Réalisation de deux tapisseries par les ateliers André Magnat à Aubusson et Pinton à Felletin, destinées au Musée de Cognac.

Expositions personnelles récentes (sélection)

2007
 Villeglé, il décollage di un grande maestro, Vecchiato New Art Galleries, Padoue, Italie.

2006
 Villeglé, décollages and drawings, 1972-2005, Modernism, San Francisco, USA.
 Jacques Villeglé, Le Quartier, Centre d’Art Contemporain, Quimper, France.
 Jacques Villeglé et l’atelier d’Aquitaine, Guy Pieters Gallery, Knokke-Zoute, Belgique.

2005
 Villeglé sur les pas de Nestor Burma, Galerie Sonia Zannettacci, Genève, Suisse.
 Politiques 1957-1991, Galerie Georges-philippe et Nathalie Vallois, Paris, France.

2003
 Jacques Villeglé - Sans lettre, sans figure 1951-1968, Galerie George-Philippe et Nathalie Vallois, Paris, France.
 Jacques Villeglé - Héraldique et subversions, Musée d’art contemporain de Lyon, Lyon, France.
 Jacques Villeglé - Décollages 1959-2000, Modernism, San Francisco, USA.
 Alphabet Socio-Politique, Musée Sainte-Croix, Poitiers, France.

2001
 Jacques Villeglé - Works from 1955-91, The Mayor Gallery, Londres, Grande Bretagne.
 Jacques Villeglé - Images 1949-1998, Galerie Georges-philippe et Nathalie Vallois, Paris, France.
 Jacques Villeglé, Chac Mool Gallery, Los Angeles, USA.
 Jacques Villeglé, Alan Koppel Gallery, Chicago, USA.

1999
 Double message, Galerie Der Spiegel, Cologne, Allemagne.
 Jacques Villeglé - Mots, 1949-1996, Galerie Georges-philippe et Nathalie Vallois, Paris, France.
 Villeglé - La musique amplifiée, Confort Moderne, Poitiers, France.
 Jacques Villeglé, Galerie Sonia Zannettacci, Genève, Suisse.
 Jacques Villeglé - Rétrospective 1959-1998, Ubu Gallery, New York, USA.
 Jacques Villeglé, Shoshana Wayne Gallery, Los Angeles, USA.
 Villeglé techno-rapt, Vieille église Saint Vincent, Mérignac, France.

Expositions collectives récentes (sélection)

ACTUELLEMENT
 Le Nouveau Réalisme, Galeries du grand Palais, Paris, France.

2006
 Arena der Abstraktion, Museum Morsbroich, Leverkusen, Allemagne.
 Die Gesichter hinter den Bilden, The Columns, Gangnam-Gu, Corée.
 Les Nouveaux réalistes, galerie Véronique Smagghe, Paris, France.

2005
 Les Affichistes, entre Milan et Bretagne, Galleria Gruppo Credito Valtellinese, Milan, Italie.
 Nouveau Réalisme, MUMOK Museum Modern Kunst, Vienne, Autriche.
 Opus, nouvelle présentation des collections permanentes, Musée d’art moderne Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq, France.

2004
 25th Anniversary Exhibition, Modernism, San Francisco, USA.
 Selected Works, Modernism, San francisco, USA.
 Marylin, from Anastasy to weegee, Sean Kelly Galery, New York, USA.
 Modern Means, continuity and change in art from 1880 to the present, Mori Art Museum, Tokyo, Japon.
 Roma, London, Paris, Galleria Il Ponte, Florence, Italie.


 
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